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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 20:45

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Pour reprendre Cioran il faut encenser ses ennemis, cela donne de la ferveur à leurs bêtises sans nom. Imaginez un seul instant un homme dont la virulence verbale feraient passer Maurice Dantec, Robert Faurisson, Eric Zemmour, Dieudonné, Alain Soral, Richard Millet, ou Houria Bouteldja, pour de gentils enfants de chœur. On répondrait ” Oui, on connait… Hitler… Céline”, sauf que même ces deux-là n’arrivent pas au talon d’Albert Caraco (photo) qui en fait tellement qu’il en devient caricatural.

 

Caraco, né dans une famille Levantine, converti et élevé dans le Catholicisme, finira par migrer en Europe pour voir les ruines qui l’obsédent tant. A l’instar de Cioran il y aura mené une vie de parasite. Mais le pessimisme de Caraco n’a rien à voir avec celui du cynique Roumain qui faisait tout le contraire prêché dans ses livres. Caraco, pourtant d’origine Juive, regréttait amérement l’Europe des Cheminées et l’atteste de sa plûme Maistrienne. Il n’aimait personne en réalité, hormis son savoir encyclopédique, parlant plusieurs langues: Français, Espagnols, Allemand, entre autres. Si ce monsieur existait à notre époque il serait enfermé à perpétuité dans un hôpital psychiatrique. Evidemment, afin de ne heurter personne je prendrais juste cet extrait qui en dit long sur l’abjection dans laquelle il est tombé:

Le remède au racisme le voilà: créer une nouvelle race, haïe de tous, en tout lieu répandue et servant de bouc émissaire du Brésil à l’Inde comme du Mexique à la Chine, assez nombreuse pour fournir d’incessants massacres et jamais tellement qu’elle soit en état de se défendre, formant un dixième environ de notre humaine espèce et destinée aux travaux les plus méprisables, commise à pouvoir cent pays de balayeur et de prostituées, d’équarrisseurs et d’égoutiers, sans illustration aucune et sans lumière, l’on pourra se rendre une semaine chaque année, fin de s’y livrer à des excès blâmables. J’ajoute que l’on prendra dans son sein les gladiateurs et les mimes obligés de combattre dans les Colisées futurs ou de représenter publiquement des jeux obscènes, la foule ne pouvant être pacifiée à moins et la paix universelle étant nécessaire. Les Blancs, les Jaunes et les Noirs communieront en associant leurs fureurs, au détriment de cette race abominable.
Les Races et les Classes, Albert Caraco, Éditions l’Age d’Homme.

Même le Docteur Carrel n’égale pas la bêtise stylisée de Caraco lorsqu’il veut rationaliser ses délires eugénistes. Mis à part le Grand Roman de Ladislav Klima (Editions La Différence) je ne connais aucun auteur capable de vanter les mérites du génocide linguistique.

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Published by polemika
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