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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 19:45

La Feuille de vigne

 

Nôtre collègue on l'aimait tous vous savez! On n'a toujours pas comprit ce qui à bien pu se passer dans sa tête!

Ce lundi matin, comme tous les jours, nôtre magasin ouvrait ses portes vers neuf heures afin d'accueillir le plus grand nombre de clients fidèles à nos prix. Évidemment, pour la bonne marche, nous devons tous être présents aux alentours des huit heures, le temps pour chacun d'organiser le rayon qui lui est propre.

Puis nôtre collègue, Alban V., s'est pointé dans une tenue que nous qualifierons de prosélyte. Nous avons aussi vu qu'il n'était pas très beau de corps, tout compte fait. Les vêtements ça doit correspondre à ce que vous êtes, mais enfin ce n'est pas dans un hypermarché que vous entendrez ce bon conseil; nous on est là pour vendre, de la daube, du toc, de la camelote; jusqu'à présent on retenait d'Alban qu'il était discret, qu'il ne cherchait jamais les ennuis; mais là, en venant seulement vêtu d'une feuille de vigne, il à carrément dépassé les bords. Il à soutenu que c'était sa religion qui l'exigeait; si encore il travaillait avec les manutentionnaires, dans l'entrepôt derrière, on aurait rien dit; mais Alban travaille au rayon bijouterie et on imagine à quel point nos vieilles fausses bourgeoises seraient toutes émues de voir un Adam quasi-obèse leur vendre le bijou de leur rêve. Manu militari, il s'est fait virer sans solde. Je tiens à signaler que nous ne sommes pas Exibitionnophobes; c'est là que nôtre collègue à été cherché de l'aide dans sa communauté; hommes et femmes nus; feuille de vignes arborées en guise d'étendards; à l'inverse des hippies ils ne parlaient pas de faire l'amour au lieu de la guerre; ils étaient armés de massues et nous criaient " Nous niquer vous!"; côté femmes ça laissait pantois, du bon comme du mauvais; ça laissait aussi entendre que les trois religions conservent bien un socle primaire, bestial, d'où cet atavisme qu'on les intégristes à vouloir sans cesse se taper sur la gueule; dans leurs revendications j'entendais qu'ils vouaient aux gémonies l'ère industrielle; qu'ils voulaient raser tout ce qui ressemble de près ou de loin à la technologie; nos clients sont restés dans la galerie, inquiets; en intimidations ils sont allés loin, oh mon dieu rien que d'en parler...ils ont imité les exhibitionnistes qui, ben, s'exhibe au premier venu, avec les gabardines laineuses qui vont avec...

Sauf que l'un de nos vigiles, qui avait enlevé la muselière à son chien, n'à pas pu empêcher ce dernier de se ruer sur Alban lorsque celui-ci s'est agité en première ligne...

Que de boucherie pour pas grand chose!

Nous sommes encore sous le choc, vous savez! On ne comprend toujours pas ce qu'il lui à prit, à Alban. Il n'était pas comme ça, non il n'était pas comme ça...

 

 

 

 

 

Scandale

 

Un scandale à éclaté au village de M, en plein coeur de la brousse Camerounaise; pendant la soirée censée fêter le mariage d'un neveu du Premier Ministre on à subitement perdue la mariée de vue; il est vrai que la demeure de l'homme d'état est grande, vaste, avec un jardin constamment gardé par des Crocodiles du Nil chargé de bouffer le premier intrus; en premier lieu l'on à pensé que la mariée se trouvait au fond du ventre de l'un d'eux; que nenni, aucune odeur synonyme d'engloutissement; un des majordomes à eu l'audace de tirer la manche du Premier Ministre; celui-ci à failli ordonner que l'on jette le domestique en prison; quant il lui a expliqué de quoi il en retournait, le Premier Ministre à envoyé six de ses hommes vers le grenier de sa résidence; les hommes sont revenus en compagnie de la mariéedont le haut était défait, et du prêtre ayant procédé à la cérémonie;le prêtre qui ressemblait plus- sur le coup- à un de ces acteurs jouant dans ce genre de films condamnés à tort ou à raison par l'Église; nu comme un vers; le Premier Ministre à fait réunir l'ensemble des invités dans le jardin; avec l'accord forcé de son neveu il à fait annuler le mariage et fait bannir le prêtre de la demeure, sans lui redonner ses vêtements; voulant alors faire un exemple, rageant d'avoir expulsé le prêtre, il fait dépecer -vivant- en petits morceaux le majordome à l'origine de la dénonciation et ordonne qu'on les utilise pour nourrir les crocodiles affamés; quant au restant des invités il les à prié de bien vouloir quitter les lieux, son neveu y comprit; la non-mariée à voulu elle-aussi partir, mais il l'a retenu par le bras et lui à dit:

Cette nuit je vais avoir besoin d'une femme

Son sourire carnassier blanchissait au travers de la nuit et la non-mariée- femme sacrifiée- n'a pu que se résoudre à se laisser pieuter par un animal en rut.

Au Cameroun, certains vous diront que cela fait partie des Traditions!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

               Moralité...

  

  

 

 

Le vieux Lama était fort irascible. Contrairement aux milliers d'autres voyant dans le Bouddhisme une béatitude d'être. La raison était qu'un commerçant se faisait un fric fou en vendant des figurines à l'effigie de Siddhartha Gautâma, dit le Bouddha, et, malgré les recommandations de ses frères de croyance qui lui conseillaient de ne pas tenter quelconque acte contraire à leur religion, le Lama finit par emprunter un marteau à un forgeron qu'il avait intimidé à coup d'impréccations éructées d'une voix glaiseuse, et, dans cette arrogance de se penser seul-unique-et-dernier-vrai croyant, il est allé fracasser une à une les bouddhas placés sur les stands. Certes, si tu vois le Bouddha apparaître devant toi, tu te dois de le détruire, car il ne peut apparaître qu'au fond de toi.

Le commerçant n'a rien dit. Il s'est tu et bizarrement ses traits se sont creusés comme si il sentait les premiers effets de l'éveil.

Les autres bonzes- plus humbles- ont voilé leurs visages tellement l'acte aberrant signifiait pour le Lama un point de non-retour; le Lama, fat, satisfait de son acte devant bien plus à de l'infantilisme qu'autre chose, s'est mit dans ce qu'il assimillait à une pensée réunissant les exils intérieurs et extérieurs. Il en à plusieurs fois souri. Au final, selon-lui, l'Eveil lui confirmait la possibilité d'être mauvais avec son prochain. Convaincu qu'il n'avait plus rien à faire parmi les moines il payé un batelier afin d'acheter la barque la plus solide qu'il soit. Il voulait s'enfuir au plus loin.

Le commerçant n'a pas versé une seule larme. Il à continué d'aimer les siens et en à profité pour se balader. Il a prit aussi plaisir à s'asseoir sur une berge bordant ler lac et observer l'écoulement limpide de celui-ci.

Un matin, le courant était si fort qu'il croyait voir le déchaînement des forces naturelles seconde par seconde. Enfin, il à éclaté d'un rire sardonique. Le corps du Lama vaniteux filait droit vers une cascade qui fera oublier à jamais cet être misérable.

Si un ennemi te fais du tort, abstiens-toi de te venger! Va t'asseoir près d'un lac et tu verras à un moment donné son cadavre passer!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Tactique du Fou

  

 

 

            Il était une fois un Royaume Islamique régenté par le Cheikh Hakim; dans le fond c'était un homme juste, sage, et tolérant comme on en fait plus à nôtre époque dominée par la théorie du marché. Le cheikh Hakim autorisait tout dans une moindre mesure, ce qui fait que grand nombre de voyageurs ont fini par se sentir plus libres qu'à l'intérieur de leurs contrées d'origines.

          L'homme ne vivait pas dans l'opulence de ses pairs sanguinaires avides de chairs et d'argent; un modeste palais nacré lui servait de demeure; il y recevait quiconque voulait s'adresser à lui; autre fait étrange les enfants de chaque famille présente sur le territoire- peu importe la tribu d'origine devait suivre son enseignement. L'on retrouvait ainsi des enfants issus de toutes les religions du livre, mais également de celles dîtes brahmaniques, des Zoroastriens, des Bouddhistes, ou encore la chair des esclaves remis en liberté.

           En apprenant ce détail deux prédicateurs Mahométans se rendent dans le Royaume d'Hakim. Ils refusent toute forme d'hospitalité car selon-eux le Royaume croule sous la corruption condamnée d'Allah.

           Tous ces gens libres leur donnent un sentiment nauséeux. Ils se hâtent de se rendre au palais et demandent à voir le Cheikh au plus vite; des gardes les amènent voir Hakim, alors entouré d'une cohorte d'enfants. Les deux prédicateurs se mettent alors à lui asséner ce genre d'imprécationsqui auraient fait trembler plus d'un monarque.

             Hakim leur demande:

- Savez-vous au moins qui je suis?

             L'un des deux répond:

- Tu es le fils d'une chienne

              Mais l'autre, aussi dur, croyant à une possible rédemption d'Hakim:

- Tu dois revenir à la Foi pour sauver ton royaume, sinon il sera perdu et Allah abattra son courroux.

             Leur désaccord ne fait pas sourciller Hakim qui conseille aux enfants de regarder ce qui va s'ensuivre, et de tirer une leçon nécessaire pour leurs futures vies d'adultes.

- Messieurs, sachez qu'auparavant j'étais un Fou. Tout le monde pensait que la folie faisait de moi quelqu'un d'irrécupérable. Mais comme j'étais plein d'histoires l'ancien Cheikh m'a fait mander auprès de lui. Comme il était mourrant il estimait qu'il était en droit de connaître les raisons de ma folie. Je lui ai simplement répondu que j'essayais de m'adapter à la société. Il en a ri, si fort que son dernier souffle de vie lui a fait quitter notre monde sans ressentir la moindre douleur. Son fils aîné, qui devait prendre sa succession, m'a nommé Fou de sa cour. J'ai diverti pendant des années sa cour d'hypocrite. Mais il ne m'a pas fallu longtemps pour deviner que son petit frère cherchait à le renverser, en s'appuyant sur les Seigneurs de la Guerre, et qu'en conséquence le Cheikh martyriserait tout un peuple déjà opprimé

- Alors qu'as-tu fait? Ont-ils demandé, intrigué.

- Vous allez le savoir dès cet instant...gardes, amenez-les sur la plate-forme de jeu. Les enfants suivez-moi!

              Les deux prédicateurs sont amenés jusqu'à la cour du Palais transformée en grand échiquier. Le cheikh Hakim n'a pas eu besoin de faire les présentations. Les deux rois qui s'opposaient n'étaient nuls autres que le Cheickh et son petit frère. Comme la coutume l'exigeait l'un était en charge des Blancs, l'autre des Noirs.

- Au hasard d'une bouffonnerie, reprend Hakim, je les ai convaincu de faire une partie d'échecs grandeur nature. Comme vous le voyez ils n'ont pas pu résisté. Ils ont obéis à leurs orgueils plutôt qu'à leurs raisons. Dans la première partie les Reines étaient leurs femmes, les Cavaliers étaient des fidèles dévoués à leurs idées, les fous étaient des Vizirs sans scrupules, et les pions des crétins prêts à sacrifier leurs vies pour leurs gentils maîtres adorés.

            La scène, en soi, était ridicule. Avec horreur les prédicateurs voient que les " pièces humaines" reproduisent le règlement des Échecs. Sous entendu qu'ils utilisent des armes pour ensuite " bouffer" l'adversaire, que les " Cavaliers" sont constitués d'individus à quatre pattes portant d'autres sur leurs dos, ou que les " Tours" s'avèrent constituées chacune de dix hommes ceinturés par des élastiques; quant une pièce est bouffée des domestiques s'empressent de la retirer et de la laisser giser sur le côté parmi tant d'autres, inertes, voire en décomposition; les enfants sont amenés à s'asseoir. L'échiquier est surveillé par des gardes, au cas où une "pièce" voudrait s'échapper.

- Mais qui sont ces hommes et ces femmes? Demande un des deux prédicateurs intrigué qui désigne tout un ensemble d'individus enchaînés tout au fond.

- Allah ne vous l'a pas fait comprendre? À l'origine ce sont des brigands, des fanatiques, des assassins, ou des rebelles...ils me servent de pièce de rechange lorsqu'il faut entamer une nouvelle partie. Mais je ne vais pas vous infligez ce traitement-là. Vous tombez bien d'ailleurs, une partie va bientôt commencer. Vu que vous n'étiez pas d'accord à mon sujet tout les deux, vous incarnerez chacun un fou dans l'une des deux équipes

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Published by polemika
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