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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 08:04

 

Dans beaucoup d'esprits DC et Marvel c'est pareil, c'est la même chose: c'est-à-dire un super héros qui revêt un costume pour sauver le monde. On va pas se mentir, c'est ce qui a fait leurs renommées. Mais pour autant qu'on sâche si c'était ainsi ça ne durerait pas ainsi depuis des décénies.  Pourtant DC et Marvel sont un peu comme Coca et Pepsi, l'un domine le marché américain l'autre vise plutôt le reste du monde- bien que ces dernières années la concurence soit rude.

 

DC Comics

 

 

Justice-League.jpg

 

 

  DC Comics est des deux celui qui arbore il est vrai le côté classique, donc conservateur. Un personnage possédant une identité propre et une situation familliale donnée va s'oublier en endossant son uniforme qui s'avére à lui-seul une institution exemplaire. Par excellence Superman illustre l'idéal du super héro. Puissant, invulnérable, rapide, prêt à donner sa vie pour sauver le monde, et ce sera justement autour de sa figure paternelle que se créera la Justice League of America. La plupart des autres superhéros suivent justement ce schéma, où intégrer la Justice League équivaudrait pour un écrivain de devenir membre d'une Meta-Académie regroupant la crême de la crême.

 

Superman.jpg

 

 

Exception pour Batman et ses alliés inclus dans son micro-univers: Nightwing, Red Robin, Robin, Red Hood, Azraël, Huntress, Catwoman. Batman est le pendant de Superman, il n'a aucun pouvoir, et là où l'Homme d'Acier montre un caractère généreux il se montre cynique, paranoïaque, limite schizophrène. Quelque part c'est le plus ésotérique des héros. Alors que Superman fera toujours ses actions en grande pompe, il préfére la discrétion et n"hésite pas à plonger au fin fond des abysses honnies du commun des mortels. Et étant sans pouvoir particuliers il s'armera de son seul instinct de survie qui l'aménera à s'autodépasser. Ce n'est pas non plus un hasard si dépasse de loin en popularité Superman, qui est en fin de compte qu'une incarnation idyllique d'un certain patriotisme américain lisse et globalisant. C'est là une érreur chez Christopher Nolan de lui avoir presque donné les traits de Mitt Romney dans son dernier opus, The Dark Knight Rises, le vrai Batman se fout complêtement de propagander Républicain ou Démocrate...Il préfére laisser ça à son alter ego Bruce Wayne.

 

batman.jpg

 

Sinon DC est conservateur sous plusieurs angles. La morale est toujours triomphante. Il ne préfére pas s'étaler sur les problèmes personnels de ses personnages, même si les scénaristes ne les dispensent pas de drames. Enfin le conservatisme éditorial de DC vise à une certaine neutralité, les personnages sont ceci ou cela, ils ont des prises de positions qui peuvent parfois les opposer mais s'entendent pour contrecarrer les plans des " méchants". D'ailleurs, cause à un infantillisme ridicule, les principaux adversaires de la Justice League ne se nomment-t-ils pas...The Injustice League ( La ligue de l'injustice!!!)

 

InjusticeLeague01.jpg                                    Injustice League 2

 

DC a eu pas mal de plomb dans l'aile avec des personnages considérés à tort comme secondaires, et qui ont eu tout juste leurs séries.

 

Nightwing.jpg    Captain-Marvel.jpg Red-Hood.jpg

 

Martian-Manhunter.jpg Black-canary.jpg  Red-tornado.jpg

 

DC prise de beaucoup le déterminisme. A chacun sa place soit t'es bon, soit t'es mauvais, et offre très peu de perspectives d'évolution. Commercialement parlant, ça permet de garder le cap et d'être coherent à travers le message simpliste délivré aux adolescents boutonneux.

 

Joker-Darkseid.jpg          Lex-luthor.jpg  CheetahII_02.jpg

 

 

Le trop plein de Superhéros a amené DC à un remodelage de ses personnages phares.

 

justice-league-1-full.jpg

 

 

 

 

Marvel:

 

 

avengers-assemble.jpg

 

Marvel a fait l'exact contraire de DC en faisant de son militantantisme la pierre angulaire de ses oeuvres- chez DC la seule part militante se trouve chez Wonder Woman et ses amazones porteuses d'un ultraféminisme caricatural  ( Simone de Beauvoir sort de ce corps!). Dores et déjà Marvel s'adresse à un public plus réflêchi, capable de voir au travers des images.C'est sous la houlette du génial Stan Lee que ce tournant aura lieu, Stan Lee créateur de plus d'une centaine de personnages.

 

Stan-Lee.jpg

 

A Marvel, donc, on doit les premiers superhéros noirs occupant des places conséquentes et ayant droit à leurs propres

 

 

Black-panther.jpg    Falcon.jpg  Luke-Cage.jpg

 

aventures, sans oublier également le premier superhero gay en la personne de Northstar, ou pléthores de couples mixtes.

 

Northstar.jpgWolverine---Mariko.jpgLuke-Cage-Jessica-Jones.jpg

 

 

Car la plupart des héros marvelliens sont justement passés de citoyens ordinaires à superheros suite des grands chamboulements intérieurs. Le côté politique chez Marvel est on ne peut plus frontal. Entre le nationalisme monolithique de Captain America, l'utopisme de Charles Xavier qui fait écho à celui de Martin Luther King et s'oppose au suprémacisme d'un Magneto rescapé des camps d'extermination nazis, la croyance immesurée de Tony Stark dans l'utilisation des nouvelles technologies, le souverainisme de Black Panther ou de Namor, la mégalomanie ubuesque du Dr Doom, a quoi s'ajoute le projet génocidaire d'Ultron, le rationnalisme scientifique d'Hank Pym, ou encore l'ecologisme shakesperao-sentencieux de Thor

 

  Dr-Doom.jpgMagneto.jpg

Namor.jpgIron-Man.jpgWasp.jpg Charles-Xavier.jpgUltron.jpgThor-marvel.jpg

 

Exception pour les méchants nazis dépeints de façon aussi hideuse que leurs idéologie en elle-même, et pour le lone wolf fascistoïde et détestable Franck Castle alias The Punisher.

 

Red-Skull.jpgBaron-Zemo.jpgArnim-Zola.jpgMadame-Hydra.jpgVon-Strucker-copie-1.jpgPunisher.jpg

 

La grande force et aussi la grande faiblesse de Marvel tient justement à la diversité de ses personnages repertoriés en groupes homogènes ( X-Men, Fantastic Four) et hétérogènes ( Avengers, Champion of los angeles, Illuminati).Niveau ligne éditoriale Marvel a fait du bon notamment avec les chapitres Civil War, Uncanny X-Men, Ultimate Avengers, les différents volumes de Spider-Man, le bon et le mauvais avec la franchise Hulk, et du n'importe quoi avec Who do you trust qui narre l'abracadabrante invasion Skrull ou le tout dernier Fear Itself qui prouve bien que les scénaristes sont en panne d'inspiration.

 

Super-Skrull.jpgSpider-Skrull.jpgHulk.jpg

 

Néanmoins, à l'inverse de DC, les rôles ne sont pas toujours fixés et les personnages peuvent à tout moment tourner leurs vestes ou envoyer se faire voir leurs supérieurs hiérarchiques, chose encore inconcevable chez les héros de DC structurés par des visions pyramidales.

 

 

Wolverine.jpg

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Published by polemika
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