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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 08:58

Tirage-dans-les-pattes-copie-1.jpg

 

 

Hé, saviez-vous qu'hier soir Sophie et Hicham discutaient entre quatre yeux et ont lancé chacun des regards furtifs, mais lourds de sens, vers Gilbert toujours assis, là, à textoter avec ses conquêtes d'un soir. A mon avis, Gilbert il finira pas le mois ici...

 

Pas un jour de travail ne se passe sans qu'on n'entende des affirmations à propos d'untel et de l'acte qu'il a fait répréhensible selon la loi des Ploucs. C'est maladif. Il faut croire que certains n'ont que ça à faire, regarder dans l'assiette du voisin En théorie, lorsque vous vous rendez à votre travail vous faîtes ce que vous avez à faire et vous ne rendez des comptes qu'à votre hiérarchie, pas à vos semblables et encore moins à des subalternes. Théoriquement aussi, vous n'en avez rien à foutre qu'untel soit pédé comme un phoque, que Stéphanie s'est tapée successivement Mohammed et David, que Marianne soit toujours en retard parce qu'il y aurait soi disant des bouchons devant l'école où vont ses enfants, ou bien que Machin ouvre la porte de sortie de secours pour aller se griller une clope.

 

Oui, mais tout ça n'est que de la théorie.

 

Parce que les entreprises ne sont plus vraiment des entreprises et ne sont plus rien d'autre que des jungles où le chacun pour soi règne. L'humanité existera dans ce milieu quand les cochons auront des aîles. Car en milieu d'entreprise l'égocentrisme vous gagne. Si au départ vous n'en aviez à foutre de Machin, de Pierre, de Paul, ou de Jacques, il peut arriver qu'un jour vous ayez une prise de bec avec l'un des principaux concernés ou que celui-ci ou celle-là vous critique dérrière le dos tout en vous disant bonjour avec un sourire de piranha, ou pire qu'il ou elle vous fasse un coup de p* alors que vous ne l'avez pas vu venir. Evidemment, parce que c'est humain, vous avez envie de rendre la monnaie de sa pièce à celui ou celle qui vous apparaît momentanément comme étant la pire ordure sur terre que le monde n'ait jamais enfanté, avant de vous rétracter quelques jours plus tard, de prendre un pot avec la personne en question, de fraterniser autour d'un café sérré immonde contenu dans un gobelet plastifié, et puis de tirer une salve bien forte dérrière le dos de la personne que tôt ou tard un lèche-botte patenté finira par répêter en l'amplifiant bien sur, en ajoutant des choses qu'il ne vous serait même pas venu à l'esprit de formuler.

 

Ajoutons que certains patrons, idéologie margouline oblige, s'en lave les mains et plutôt que d'y mettre terme préférent au contraire foutre d'avantage de merde du fait que des employés occupés à se tirer dans les pattes c'est pas très gênant pour continuer à perpétrer certains agissement. Les délégués syndicaux ne sont pas non plus des anges en la matière, puisque déclarant de vive voix que le margoulin nous exploite ils peuvent camoufler ainsi des antécédents tels que des enveloppes épaisses ou des voyages gratuits.

 

On a aussi le cas de la délation au travail, exercice auxquels s'adonnent des graines de collabos histoire de pouvoir gratter quelques centimes supplémentaires. Enfin, et aussi, il y a l'inénarrable pression qui n'est qu'une excuse pour justifier des attitudes ou des actions que la bonne morale met à l'index.

 

A la base toute entreprise est construite pour produire et fructifier son capital. Le problème est que ce genre d'environnement, où les individus sont pris pour des chiffons qu'on tord et qu'on finit par jeter, est tout sauf productif, et que très vite des problèmes explosent à la gueule des hauts dirigeants qui essaient en vain de dormir en se disant Nous avons atteint nos objectifs, l'essentiel est fait. La vague de suicide qui a touché des grosses entreprises telles que Renault, ou France Telecom sont des exemples révélateur, concrètement ils nous font entendre que les murs sont en train de se fissurer.  C'est partout pareil. On pourrait prendre l'exemple Suisse, mais au vu de l'actualité économique récente de plus en plus de citoyens Suisses déplorent que leurs conditions de travail se dégradent. Evidemment, la Suisse n'offre pas les mêmes conditions de travail infâmes que l'Arabie Saoudite réserverait à un ouvrier Bangladais. Le problème du tirage dans les pattes est qu'il survient lorsque des employés n'ont plus rien d'autre à faire, lorsqu'ils ne sont plus dans une situation productive.

 

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