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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:00

 

 

  http://www.cercledesvolontaires.fr/wp-content/uploads/2013/06/effroyable-imposture-rap.jpg

 

  Le livre de Mathias Cardet, « l’Effroyable imposture du Rap », est sorti en février 2013 chez Kontre-Kulture, la maison d’édition proche d’Egalité & Réconciliation et d’Alain Soral. Il fut immédiatement un objet d’intérêt, mais également de très vives critiques, comme ici le papier assez peu honnête des Inrockuptibles. Le Cercle des Volontaires a cherché à mieux connaître les motivations de l’auteur de ce livre iconoclaste.

 

 

 

Cercle des Volontaires : Qu’est-ce qui t’as amené à écrire ce pavé dans la mare ?

Mathias Cardet : A force de le chercher… et de ne pas le trouver. Vu qu’en plus les seules critiques du Game étaient faites par des mecs qui non seulement n’y connaissaient rien, de type Zemmour, mais en plus étaient motivés par des raisons névrotico-politiques. Utilisant le terme de sous-culture pour afficher leur mépris des afros-mahgrébins. Or moi j’affirme que la rap game n’est pas une sous culture, au contraire, elle est l’avant-garde de la culture de masse, que l’ont peu qualifier de Contre Culture de masse si tu préfères !

 

C.d.V. : Peux-tu expliquer ce que tu entends par Rap Game ?

M.C. : Le rap game c’est ce que les puristes appelleront le « mc-ing » issu pour faire court du hip-hop, et dont l’acte de naissance à la face du monde a été le titre ‘rapper’s delight, car il faut savoir que la première imposture est d’appeler Rap le « mc-ing » de 1973 alors que ce dernier existait déjà avec les « Last Poets », « Rap Brown » et « Gil Scott Heron ». Et ce déjà vers la fin des années 60. Un rap pour le coup, qui était dans une logique de contestation authentique et radicale, au vu de ses acteurs qui étaient tous de véritables activistes politique (par exemple Rap Brown a été porte parole des Black Panthers). Aussi ce que nous appelons vulgairement rap, est en vérité du mc-ing, soit un rap borné dès son origine par l’industrie du divertissement, et dont la vocation est d’être assez multiforme pour séduire un maximum de « kids« . Un spectre allant du rap conscient au rap le plus hédoniste. Le Rap Game. Évidemment il existe aujourd’hui de nombreux rappeurs qui ne veulent pas faire ce jeu là : ce sont les héritiers de « Gil Scott Heron » et Cie. (Kimto Vasquez, Bukowski, Mysa, etc.). Ils sont dans une dimension parallèle au rap de l’industrie du désir : le rap de « Jay-Z », de « Booba », en passant par celui de « Médine », dont on peut dire que le marqueur à leur allégeance est le passage par la case SKYROCK !

Lire le très bon article fait par Vocer sur le blog « rapolitik » !

 

C.d.V. : Justement, en quoi les théories marcusiennes interviennent dans cette histoire…car selon-toi, si j’ai bien compris, ce Rap Game cherche à convertir des masses entières ( souvent précaires) vers les principes du libéralisme ultra, ceci en utilisant une imagerie pseudo-révolutionnaire ? 

M.C. : En fait pour ne pas révéler tout le contenu de mon livre, j’explique comment le marcusiannisme a infiltré le « Black Panther Party » durant la fin des années 60. Un « Black Panther Party » dont on verra qu’il a largement influencé « Afrikaa Bambataa », créateur de la « Zulu Nation » et principal promoteur de la culture hip-hop et du « Mc-ing ». Pour résumer le rap est l’expression musicale la plus aboutie de l’idéologie du « Black Panther Party » dévoyé par le marcusiannisme.

 

C.d.V. : Et en clair, selon-toi, il a été un outil d’instrumentalisation pour cette gauche caviar représentée, entre autres, par Jack Lang via des officines telles que SOS Racisme ?

M.C. : Oui bien sûr, le Rap Game français tenu historiquement par les réseaux officiels de la contre-culture institutionnelle (la gauche socialiste en gros) a vraiment commencé à être relayé par ces réseaux à partir de 1989. Date que j’acte comme la mort de « SOS racisme » dans les quartiers, vu que ses promoteurs ont commencé à désigner le gentil « beur » comme un « barbu » potentiel suite à la loi anti-voile de Jospin. Aussi le Rap a pris le relais : détourner les colères légitimes des quartiers en ne pointant jamais les véritables coupables, diviser les classes populaires entre elles etc. Tout en entretenant l’illusion d’être une réelle musique contestataire.

 

C.d.V. : En conséquence de quoi, tu pointes l’appauvrissement du langage ? 

M.C. : Pas pour le rap dans son ensemble. Pour t’éviter une dissertation sur le sujet que je fais dans le livre, j’ai envie de te dire que le titre « Maitre Yoda » de « Booba » est la meilleure des réponses. On n’est plus dans l’appauvrissement, mais dans de l’assassinat ! A ce rythme là, les couplets seront remplacés par des onomatopées !! Je précise qu’il n’est évidemment pas représentatif de l’ensemble du spectre des rappeurs, mais force est de constater que c’est le numéro un du rap game. Or on ne peut nier son influence sur les 13/24 ans sous prétexte qu’il existe un rap authentique par ailleurs. Surtout quand son rival se nomme La Fouine ! (Je mets « Maitre Gims » hors concours, vu que pour moi il est clairement sur le chemin de la variété 2.0 de type « Will.I.Am ») 

 

C.d.V. : Laurent, un volontaire de chez nous, va faire une Interview d’El Gaouli. Aurais-tu une question à poser à El Gaouli ? 

M.C. : Qu’est ce qui le motive encore ? Et pourquoi rappe t-il ? Pour lui ou pour les autres?

 

C.d.V. : Pour finir, le Rap est-il compatible avec la dissidence ? Et surtout serait-il dans son intérêt de s’enrichir en puisant vraiment, voire en fusionnant avec d’autres styles musicaux ? 

M.C. : Oui bien sur que le rap est compatible avec la dissidence puisque je t’ai dis que le rap originel en est issu. Celui des « Rap Brown » et cie. Par contre en ce qui concerne sa fusion musicale, ce serait rentrer dans un débat purement artistique, et là, ça resterait un avis purement subjectif. La mixité avec le rock ou autres c’est bien, mais les prods purement boom bam de « Dj Premier » c’est bien aussi !!!

 

C.d.V. : Écoute, je te remercie pour avoir répondu à mes questions.

M.C. : Merci.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 02:18

 

J'ai commis un crime effroyable, je l'avoue. Mon forfait, ça va sans dire, est hautement plus impardonnable que les discours haineux d'enragés politiques qui se caricaturent et se contredisent en permanence, et il fait sans aucun doute qu'à côté les criminels tels que Guy Georges mériteraient la remise de peine. Le crime, j'y viens. Sur mon fil d'actualité Facebook est paru un article du monde relatant la double masectomie qu'une actrice de grand renom- talentueuse je ne dis pas le contraire- a dû subir pour échapper à un cancer. Excédé non pas par l'actrice qui- en tant que femme- voulait plus que certainement montrer le chemin à suivre pour toutes celles qui seraient encore indécises ou seraient encore dans le déni, mais par le pathos sensationnaliste qui est bel et bien l'oeuvre des mass merdias, j'ai simplement posé en guise de commentaires OSEF. Traduction littérale On S'En Fout. On S'En Fout parce que ras-le-bol de ces bals de faux-cul médiatiques. Peut-être ai-je réagi brutalement, stupidement, peut-être pas. Dans les commentaires qui ont suivi ma réponse j'ai eu droit soit à des éloges,  soit à des propos stupides de la part d'inconnus qui se sont sentis dans leurs bons droits de me tutoyer alors que nous n'avons pas élevé les cochons ensemble. En clair, selon certains et certaines, j'étais le mal incarné, le salaud, l'ordure, et quelques uns ont été jusqu'à se sentir obligés d'étaler leurs soucis de santé qui au préalable, selon les principes d'une morale désormais révoquée par l'ère numérique, devaient rester au stade intime. Dernier point: bizzarement je n'ai eu aucune réponse lorsque, au contraire, je m'en suis pris à une élue mange-bon-dieu qui a balancé un tweet à deux balles déplacé sur la démarche de l'actrice.

 

La souffrance existe. Elle n'est pas une partie de nous même qu'on pourrait résumer à un organe ou à une composante de notre ossature. Elle fait partie du ressenti et sait être dissonnante jusqu'à tenter de nous laisser emporter par un maëlstrom face auquel nos fondations intérieures finissent par céder. Elle a la capacité d'être le moteur de l'amour, de la haine, ou de la tristesse. C'est souvent pour le troisième cas qu'elle est connue. Mais si elle nous est propre, elle nous appartient, elle nous est personnelle, et ne saurait être le bien d'autrui.

 

L'idéologie du Pathos, pour être simple, consiste à mettre en vitrine des individus qui souffrent ou qui continuent de souffrir suite à des événements indépendants de leurs volontés, tout ça pour qu'on les prennent en pitié. Elle intervient en cette ère ultranormative- qui l'est tellement d'ailleurs que je mets quiconque au défi pour me définir ce que sont les normes- où vous devez être nec plus ultra, irréprochable, lisse comme un mouchoir de pôche, et tenir un vocabulaire en phase avec l'affadissement des langues planétaires. Elle est perverse aussi bien pour une personne rescapée d'un génocide que pour une autre présentant des troubles mentaux, ou pour d'autres qui peuvent être alcooliques, cancéreuses, SDF, toxicomanes, ou enfants myopathes comme c'est le cas avec le Téléthon accusé je cite de parasiter la générosité.

 

L'idéologie du pathos est perverse dans la mesure où au lieu de vraiment aider quelqu'un à remonter ses souffrances, elle va au contraire l'enfoncer d'avantage en lui collant une étiquette et dès lors ce n'est plus l'identité qui définira la personne auprès des autres mais la maladie, le trouble, le traumatisme, et les sequelles. Ou encore ses origines éthniques vues sous un angle définit. Peu importe les qualités de cette dite personne, peu importe ce qu'elle pense, ce dont elle sera capable, ou ce qui pourra vraiment déterminer sa vraie valeur. L'étiquette s'en chargera. En revanche les effets secondaires ne seront pas les mêmes. Si chez un survivant de massacre ou un réfugié politique les bras seront à coups surs ouverts par un réflexe protecteur, un autre mécanisme se méttra en place s'agissant des personnes ayant developpé des addictions ( alcools, jeux, stupéfiants) ou dont les comportements sont référencés DSM-IV puisque si officiellement on va les prendre en pitié, officieusement on va mettre en place des stratégies afin de la mettre de côté- Oh vous savez il/elle n'a pas toute sa tête- et ça ne pourra que génerer un sentiment de mise en quarantaine chez le ou la principal(e) concerné(e).

 

Les tenants de cette idéologie parasitent le bon sens. Ils font même une pierre deux coups. Vous devez avoir pitié de X parce qu'il est atteint d'une maladie incurable. Si vous ne ressentez pas cette pitié eh bien vous êtes un salaud, une ordure qui ne mérite pas de vivre. Car on ne peut pas dire que X ne souffre pas. X a sa vie bouleversée à tout jamais. X a besoin de vous, ne l'oubliez pas. Il faut une sacrée dose de naïveté pour croire que cet objectif de culpabilisation massif se base uniquement sur des convictions. Et puis est-ce que les fonds récoltés vont vraiment règler le problème de X, j'en suis pas sur au regard des nombreuses affaires de détournements de fonds. Car l'idéologie du pathos sert les intérêts d'une- voire de plusieurs- industries, et pour que les turbines puissent tourner il faut l'énergie nécéssaire. L'argent, c'est le nerf de la guerre. N'importe quelle entreprise a pour intérêt premier de faire fructifier son chiffre d'affaire.Exemple en Afrique du Sud avec l'affaire Pistorius où les studios d'une émission poubelle auquelle participait la défunte n'ont eu aucun remords à exploiter sa dernière apparition et à la transformer en adieux émouvants. Maxi pathos.

 

Plus haut était mentionné le cas des rescapés de génocide. Là aussi il y aurait des choses à dire. Loin s'en faut les négationnistes montrés du doigt donnent le bâton pour se faire battre ( certains voient en eux des Résistants au système??!!), mais ne donnent qu'au final des arguments à leurs adversaires les plus acharnés qui se prennent pour les Gardiens du Royaume. Pourtant, il existe une autre forme de négationnisme toute aussi dangereuse qui est celle dit de la Récupération. Car en récupérant les souffrances de X à des désseins idéologiques (qui servent parfois à justifier des exactions et à garder une main-mise sur une population donnée via une propagande réductrice), ou bien à des fins onéreuses ( ce qui est hélas le cas), je n'aide aucunement X, je le mets en vitrine comme le produit de supermarché qui va m'aider à remplir la caisse. Le souci est que X a souffert, il a vu un tiers de sa famille monter dans un train pour une destination grillagée quand l'autre a été convoyée sur un bateau avec boûtres et chaînes autour afin d'être revendue à moitié prix à un cotonnier peu scrupuleux. X veut faire partager sa souffrance pour ne pas que ça se reproduise, pour que d'autres personnes ayant connues les mêmes peines et humiliations fassent la même démarche. Mais X ne veut pas qu'on le relègue à ça. Sa démarche est un tremplin vers une reconnaissance qui lui perméttrait de retrouver la dignité. Sauf que la surmédiatisation peut amener la chose inverse, et qu'au final X va se retrouver prit dans dans la spirale.

 

Les personnes souffrantes de troubles mentaux auront, quant à elle, l'impératif de prendre des médicaments, étape nécéssaire pour espère la ré-intégration au sein d'une société d'individus parfaits qui n'ont de cesse de vouloir s'en protéfer. Cependant, il est attesté que les médicaments en psychiatrie provoquent des effets secondaires en plus d'entraîner des transformations corporelles importantes ( perte ou prise de poids notamment)...et qu'ils occasionnent des rechûtes chez les sujets consommateurs ( cela aboutit à une redéfinition du traitement). C'est que les malades mentaux sont des poules aux oeufs d'or aux yeux de l'industrie pharmaceutique.

 

Finalement, tout ça me donne envie d'être grivois. Drôle l'idéologie du pathos ne supporte pas la grivoiserie et accable quiconque s'adonne à cet exercice. J'ai suivi les principes d'Hara Kiri et j'ai repéré une "quenelle", le signe si cher à un comique dont j'aime certains sketchs sans pour autant le vouloir au pouvoir. Est-ce que pour autant cela voudrait-il dire que je me retrouve dans la ligne idéologique d'un de ses prôches qui adore se mettre en scène, ou de celle d'un autre voyant Satan de partout et auquel je conseillerais d'orienter ses recherches plutôt sur certains groupes de NSBM ( plutôt proches des natios-révolutionnaires, et de la Dissidence donc) que sur Lady Gaga et autres éphiphénomène de starlettes en culotte courtes? Un idéologue du pathos me dirait forcément oui, moi je réponds non. A chacun ses tares quoi.

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:32

 

 

 

L'autre jour sur Besançon c'était le bordel pour se garer, ceci à cause des travaux pour l'élaboration du tramway qui dure un peu trop longtemps aux yeux des habitants. Je me suis garé à la Porte Battant et contre un montant de trois euros soixante je n'avais le droit qu'à...deux heures cinquante maximum, après quoi je devais bouger. Ce vendredi 5 Avril à Nïmes rebelotte, je suis obligé de prendre l'ultime solution vu que c'est impossible de dénicher un emplacement gratuit en plein centre-ville ( à midi en plus), et moins de deux heures plus tard la borne m'apprend que je dois payer trois euros quarante ( un euro soixante-dix l'heure!).

 

Vingt ans plutôt je me souviens que le nombre de parkings publics étaient deux fois plus nombreux qu'aujourd'hui au sein de nos villes. La raison est simple, est devinable. Nos partis pourritiques ripoublicains ont besoin de sous pour financer leurs campagnes, même si des élus de petites et moyennes villes essaient quant même de résister bon gré mal gré. Les grands groupes vous paient un élu en cash, en nature, ou prométtent ni plus ni moins un retour d'ascenseur quant l'élu(e) en question en aura besoin- quant ils sont dans la mouise ils se feront juste lyncher par des pisse-copie au service de leurs intérêts, bref une petite tape sur la main. En échange de sous les élus bourgmestres réduisent le nombre de places gratuites. Puisqu'on parle de Nîmes dont le maire a tué le centre-ville, ceci expliquant cela, le périphérique de grandes surfaces qui mesure au moins quatre kilomètres en longueur a l'avantage sur les petits commerces d'avoir des emplacements gratuits, et illimités. 

 

Le flicage systématique des automobilistes est voulu. Ainsi pour justifier la surprésence des radars on vous parle du nombre d'accidents d'automobiles, qui, il est vrai, augemente. En réalité, il n'augmente que parce que le nombre d'automobilistes a augmenté considérablement- puisque d'une période où seulement papa n'était autorisé qu'à conduire nous sommes passés à une période où papa, maman, fiston, et fillette, conduisent, et mine de rien àa change la donne. Vous croyez qu'ils l'ont compris ça, nos pourriticiens? Oui, mais que dans un sens. En proportion il n'y a pas plus de morts avant qu'après. Mais nos pourriticiens habiles manipulateurs tablent sur le pathos, sur la culpabilisation. Alors pour faire croire qu'on combat l'insécurité routière on commande des radars, des feux rouges équipés de caméras, et on poste des brigades. Le journaliste Jean-Luc Nobleaux, dans son travail approfondi, nous révéle qu'il existe des collusions entre le pouvoir et les sociétés où sont fabriqués les radars. Enfûmage, mon grand amour. Tout ça cacherait ni plus ni moins un but électoraliste. Une politique de façade qui se contrefout des causalités entraînant des cartons, des carambolages, et des morts en séries.

 

Bien évidemment, les chauffards ça existe et ils mettent en péril la vie d'autrui en plus de mettre les leurs. Sûr aussi qu'une zone marchande ou à forte concentration de piéton doit rester Zone 30. J'ai fais l'expérience des routes Jurassiennes en lacets de chaussures, dont celle qui va droit vers la frontière Suisse via Jougne ( on risque soit la paroi, soit le vide, et la vitesse autorisée est de 90!). Certaines routes de campagne, parfois cailloutées, sont utilisées comme des raccourcis et il n'est pas rare d'y voir des chauffards y rouler à une vitesse supérieure au 130 sur autoroute en temps ensoleillé. L'autre facteur prouvant que nos élus n'en ont rien à cirer des vies humaines est la non-prise en compte des données. A savoir quel jour, à quelle heure, et à quels endroits sont survenus les accidents...Jusqu'au jour où un enfant de notable trouve la mort. Le plus grand nombre de morts en semaine se situe le week-end, et en particulier les vendredi et samedi soirs, moment où les plus jeunes vont faire la fête. En Allemagne les jeunes qui vont en boîtes, sachant qu'ils vont probablement boire un coup de trop, préfèrent recourir aux services de taxis. En Scandinavie, il y a celui ou celle qui ne boît pas pour pouvoir charge tout le monde. Les transports en moyens, dans ces pays-là, ont réduits le nombre de morts. Mais nous sommes dans un pays latin et indiscipliné au point d'être en proie au jeu de balancier laxiste/réacs. Des villes comme Montpellier passent pour innovantes pour avoir installé une ligne de tramway aux heures concernées, alors que les grandes villes etasuniennes appliquent ce genre de système depuis les années soixante. C'est tout juste si on ne va pas avoir un hurluberlu écolos ou frontiste qui serait capable de proposer la fermeture des boîtes à une heure du matin ou un quota de fêtes mensuel!

 

La signalisation est aussi un problème qui révéle, quant à lui, l'abération qu'est l'administration française. Rouler en centre-ville demande la maitrise de ses nerfs. La grosse majorité des des villes sont en travaux, bonjour les chaussées en formation et sans limitation de vitesse précise, ou encore les multiples déviations qui vous peuvent vous envoyer vers des parcours frappés de sens interdits. Débrouillez-vous, en somme. C'est même les mauvaises signalisations qui poussent les automobilistes à commettre des fautes, ajoutez-y le facteur stress chez un conducteur en retard qui ne peut pas se permettre d'endurer un bouchon.

 

Et ça nos élus le savent. Mais comme ils sont du côté de l'industrie automobile qui cherche à se relancer par tous les moyens, alors il ne faut pas s'étonner d'avoir l'obligation de porter un gilet jaune, d'avoir la recommandation d'avoir toujours un étylotest. Bientôt ce sera l'obligation d'avoir des pneux neige en période hivernale- c'est sur que dans les endroits en haute altitude c'est plus que recommandé. Alors que nos routes méritent des aménagements profonds. Que nos autoroutes à trois voies ne pourront plus bientôt faire face à autant de trafic, et que dans ce cas de figure, pour contribuer à la fluidité de la circulation, il faudrait les pourvoir de trois voies supplémentaires dont une Express sans limitation de vitesse. Que le permis à point est absurde, parce que le système a besoin qu'un automobiliste faute pour mieux le racketter, et nous savons que bien des élus ont fait sauter des contraventions qui normalement devraient les amener devant des tribunaux. 

 

Mais ne rêvons pas trop!

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 10:05

K2-copie-1.jpg

 

Mes gants étaient limites, tandis que le reste de mon corps tenait bon contre la paroi glaciale. Les rafales de vent soufflaient forts, c'était comme si plus d'un milliers de lâmes me transperçaient par centaines de secondes. Mes narrines reniflaient, rejettaient du liquide nasal. Mes sudations humectaient faiblement ma panoplie d'alpiniste, mais c'était amplement suffisant pour que les souffles de hauteurs puissent en faire des alliés à leur cause. Je ne suis plus que tout seul. Je n'ai pas le temps de repenser à mes compagnons tombés en cours de route, ils savaient les risques qu'ils prenaient. La colère de Vâyou est stimulante. D'un coup je me tiens à deux mains sur le manche du piolet bien planté sur la paroi. Mon corps essaie de décrire le sens inverse des aiguilles d'une montre, puis les pointes de mes chaussures me font reprendre un semblant d'équilibre. Je me propulse de toute mes fortes pour attraper le rebord de l'objet de mon exploit et me hisse dessus en opérant une roulade. A quatre pattes mon réflêxe est de fixer le vide strié par des chûtes de neige, puis je retombe assis, les bras en l'air pour sortir un cri à pleine puissance pulmonaire. Je l'avais fait. Je ne faisais pas seulement partie des trois cent sur cinq mille parvenus à escalader le K2, j'étais le seul à l'avoir grimpé en saison hivernale. J'éprouve une satisfaction supérieure à celle que j'avais ressenti lors de l'ascension de l'Everest, ou par rapport à celle de l'Annapurna où je n'avais pas perdu autant d'effectifs. Nous aurions été des petits joueurs si nous nous étions contenté de passer par l'arête des Abruzzes au sud-est. L'arête Nord c'était plus excitant. Je souffle. Mes pensées sont confuses. La neige éternelle m'arrache une larme sâline qui s'en va au loin pour se dissoudre. Je me relève, poings vers le ciel que je voudrais atteindre, palper. Trois ans de travail intense s'achevait. Le prix est élevé, mais il en vaut le coup.

Je sais une chose: je fais désormais partie des vainqueurs. Les vainqueurs, ce sont des dieux triomphant depuis des hauteurs asphyxiantes pour le genre humain.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 23:42

 

Zero-dark-thirty.jpg

 

 

Kathryn Bigelow est une esthéticienne dont la qualité du travail n'a hélas pas un écho équivalent à celui d'un Mann, d'un Spielberg, ou d'un Nolan. C'est bien dommage. L'oeuvre la plus notoire de sa filmographie est  indiscutablement le mythique Point Break où un Keanu Reeves jeune premier va affronter un Patrick Swayze en chef de gang charismatique sur fond de sports extrêmes- et le disparu est nettemment plus crédible que dans la guimauve Dirty Dancing ou dans le très reagano-primaire Red Dawn qui aura été un prétexte pour réhabilitater le McCarthysme. Moins connu est Strange Days, véritable bijou apocalyptique qui sur la trâme d'un thriller hâletant combinait drogues virtuelles, milléniarisme, sexe, et ultraviolence.

 

"C'est lui, bam, c'est fait", propos du soldat américain qui a liquidé Oussama Ben Laden.

 

 

Le sujet est audacieux, mais casse-gueule: la traque de celui qui fut durant dix ans l'obsession principale du mal chez une Amérique qui se relevait de ses décombres. C'est sur nos ruines que nous parvenons à savoir qui nous sommes, disait justement Cioran. Pas certain que l'adage soit connu de l'industrie hollywoodienne, à moins que les oeuvres pétomanes pré-9/11 soient des sujets de réflexion philosophiques. Le problème principal avec les films qui traitent d'un fait médiatique récent- même cas de figure chez les livres qu'ils soient fictionnels ou journalistiques- est qu'ils ne partent pas le recul nécéssaire que cela implique et finissent souvent par jouer le jeu des clivages idéologiques qui, somme toute, veulent nous empêcher de penser par nous-mêmes. Je ne dis pas que c'est impossible, je dis que cinquante ans plus tard après un fait on disposera d'éléments susceptibles de pouvoir remettre en cause les versions officielles- un détail, si infîme soit-il, peut tout changer.

 

Donc pas de problème sur la qualité de l'image, ni sur le jeu des interprètes. Jessica Chastain méritait la récompense remise à la petite peste mignonette du haut de ses 22 ballets. Dans Zero Dark Thirty elle a un peu de Jodie Foster en Clarice Starling, la fausse-dureté en plus et le psychologisme empathique en moins. Menue, blafarde, avec la verve d'une employée de bureau qui n'hésitera pas à aller sur le terrain, ce sera elle- Maya- qui va réussir à coordonner les moyens pour débusquer l'ennemi numéro un et élément déclencheur de la croisade impérialiste contre l'Axe du Mal. Oussama Ben Laden sera son obsession, elle ne vivra plus que pour lui, travaillant sans relâche quitte à sacrifier sa propre vie intime. Rien ne l'arrêtera dans sa détermination. Ni ses supérieurs mâles administrés dont l'exigence de résultats va de pair avec un carrièrisme pur et dur, ni une de ses rares collègues féminin pourtant plus sage mais qui périra lors d'un attentat kamikaze, et encore moins des rebelles pakistanais fanatisés qui trufferont de plomb sa voiture au cours d'une embuscade râtée.

 

De Ben Laden on ne verra qu'une ombre pouvu d'une barbe et d'un nez acquillin.

 

C'est plutôt le fond du film qui pose malaise. Les scènes de torture qui ont tant indigné la CIA sont édulcorées par rapport aux nombreux récits sordides d'anciens prisonnier(e)s, de membres d'associations droit-de-l-hommistes, ou d'anciens soldats ayant plus ou moins eu recours à des méthodes de tortures. Bigelow n'est pas aussi radical que les scénaristes de 24 qui, eux, pour surenchérir la propagande néo-conservatrice, allaient jusqu'à distinguer la Bonne Torture ( celle des gentils exercée sur les méchants) de la Mauvaise Torture ( celle des méchants exercée sur les gentis). Bigelow est plus pudique. Elle n'insiste pas dessus, pour vouloir faire en sorte que le spectateur imagine leur teneur. Exemple, le film nous montre des tortionnaires qui pratiquent le water boarding ou la torture musicale ( mettre en boucle une chanson pour abrutir un détenu), et tient à démontrer que si elles auront des conséquences physiques et physiologiques sur le " dégradé" elles peuvent en avoir autant sur le tortionnaire, ce qui peut-être juste. Mais voila c'est que le film nous suggère " C'est dégueulasse, c'est odieux, mais il n'y avait pas d'autres solutions". On se doute bien que les éxécutants de la DGSE, du MI-5, ou des services secrets Russes, ne sont pas plus tendres dès lors que la raison d'état est invoquée. Le film fait l'impasse sur les dérives des intérrogatoires, qui sont justement des éléments à charge contre l'armée américaine et la CIA. On sait notamment que l'administration Bush a fait appel à des intervenants privés pour conduire des intérrogatoires...Et également que certains soldats ont profité de leurs fonctions pour infliger des sévices aux prisonnier.

 

iraq6-0.jpg

 

Ensuite, si Bigelow évite de se focaliser sur la figure de Ben Laden en le décrivant comme un nouveau Dr Fu Manchu- car on voit très mal comment à l'ère du numérique un homme pouvait diriger à lui-seul des milliers de mouvances aux activités diverses et variées, malheureusement elle tombe dans l'esprit revanchard. Que justice soit faîte, cette ordure doit payer ses crimes. Là encore, il y aurait des choses à dire. L'un des personnages interprêté par Kyle Chandler, on est loin de sa bonhommie dans Demain à la une, essaie justement de faire comprendre à Maya que le plus important sont les petits pondus par le chef terroriste, lesquels peuvent tout à fait reproduire le genre d'attentat massif qui vous glaçe le sang. Mais qu'à cela ne tienne, Maya est l'incarnation d'une Amérique obtue qui ne déverse des lâmes que lorsque elle se sent seule au monde. 

 

Pour conclure la capacité d'Hollywood de faire un film sans concession laisse songeur. Même les films entre guillemets "indépendants" nous révèlent vite fait leurs limites, ça parce qu'il faut trouver un distributeur qui décide si oui ou non le film détiendrait les critéres pour être montré au Grand Public. Ne pas oublier ces chers lobbys avec lesquels personne ne tient à s'éffriter. 

 

Note du film: 12/20

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 22:02

caricature fourest 

 

 

Chercher une information de qualité parmi les chaines télévisées équivaut à militer pour le recensement du menu Big Mac en tant que plat gastronomique.

 

 

 

 

La daube audiovisuelle ci-dessous prétend expliquer la logique de conspirationnisme aux nuls ( et  m'est avis que France 5 a dû voir son audimat grimper vu le nombre de vilains canards qui ne croient plus aux (dés)informations officielles).

 

 

 

 

 Mais qui sont-ils? Mais d'où viennent-ils? Qui sont leurs maîtres à penser? Et qui est derrière tout ça...

 

Déjà la journaliste en elle-même reprend une logique "conspirationniste", puisque sa démarche sensationnaliste conduit à une forme d'auto-exaltation qu'on prête regulièrement à tous ces personnages germanopratins grands donneur de leçons. Ceux-là sont le reflet même d'une époque qui consiste à voir son reflet dans un miroir, ou sur une page glaçée dans le cas de l'amie Caroline. Hélas, c'est un tort pour le souci de véracité auquel est soumit tout chercheur qui se respecte. Résultat de ce reportage en dessous du zéro absolu: on pouffe d'un rire nerveux.

 

  Il faut être sérieux sans se prendre au sérieux. Chez Caroline Fourest c'est l'inverse: il faut se prendre au sérieux sans être sérieux. Allez savoir. On la sent inquiète. Des gens qui se détournent des mass medias et qui pensent par eux-mêmes bah oui c'est inquiétant, c'est intriguant. Bon nombre de ces germanopratins ont des esprits configurés par des paramêtres type époque dix-huitième siècle pré-révolution, au temps où quelques esprits brillaient dans de jolis salons dorés-  maintenant ce sont les plateaux d'émissions où l'on sourit béatement devant la caméra, et où les gesticulations lourdingues d'un présentateur/présentatrice font office de Bonne Parôle- certains souffrent tellement de leur virtualité qu'ils peuvent présenter des problêmes de toxicomanie.

 

Ce bon vieux Jünger parlait de la Technique avec méfiance, il la voyait comme un animal apprivoisé qui pouvait se retourner contre son maître à tout moment. Fourest n'a pas lu Jünger, ça se sent. La majorité des "intellectuels" qui le citent ne voient que sa période nationaliste. Pourtant, si ils l'avaient étudié à fond ils sauraient que l'Homme est dupé lorsqu'il croit avoir le contrôle sur une machine. Ils sauraient également que le Rebelle a recours aux Fôrets. Symboliquement parlant, Internet est une grosse forêt. Libre de tout contrôle on peut aller où bon nous semble. La démarche n'est pas la même quant on est à la recherche d'une information, le sens critique est aiguisé, et nos yeux voient la chose différemment. Le dernier outil en dâte sont les réseaux sociaux où les gens communiquent entre eux peu importe où ils se trouvent et qui ils sont dans la vraie vie. Les réseaux sociaux ont même beau être du pain béni pour les polices de ce monde, rien n'arrêtera un simple quidam dans sa volonté de poster une photo loin de laisser indifférent ( de là nait les camps des pour et des contre, les doutes, les joies, les inquiétudes, les J'Aime, les :poop:)

 

Mais alors si nous sommes dans une forêt...C'est qu'il y a...AU LOUP! AU LOUP!

 

Caroline n'est pas en terrain conquis. Pour l'aider à se repérer elle fait appel à des spécialistes, dont un ingénieur en bâtiment. Mention spéciale pour Rudy Reichstadt flambant neuf dans son costume noir assorti d'une chemise blanche. Avec la diction du gendre idéal, autour d'une table de café, il nous explique ce qu'il a observé en tant qu'observateur: les complôtistes sont influencés par une extrême-gauche et une extrême-droite qui ont en commun une haine profonde du capitalisme. Pourtant Rudy c'est très mal ce que tu as fait une fois, beau-papa et belle-maman pourrait être très peiné d'apprendre que tu as dénoncé sur ton site une journaliste qui avait écrit un article sur le Vénézuela, du fait de son appartenance au maléfique Cercle des Volontaires, et ceci sans analyser le contenu même de l'article qui n'avait rien de séditieux, d'injurieux, ou de diffamant. Un autre expert, Bertrand Badie, montrera à son tour ses limites comme lorsqu'il nie toutes les théories récoltées par Caroline Fourest, mais qu'il explique ensuite qu'aux US la politique ne se décide pas comme dela, que ce n'est pas le président Obama qui décide seul, qu'il y aussi le Pentagône, la CIA, bref tout un tas de monde.

 

Si ce monsieur pouvait nous expliquer quels sont les intérêts de tout ce tas de monde. Effectivement, là où on peut s'inscrire en porte-à-faux avec certains c'est sur le cas de la CIA qui non ne marche pas dans un sens, mais qui est composée d'une multitudes de départements, de branches, et de sous-branches, que même pour son directeur c'en est labyrinthique.

 

Mais peu importe, passons. Caroline a ce qu'elle veut. Les complôtistes sont tous influencés par l'extrême-droite, et en particulier par Alain Soral, Thierry Meyssan,  Fréderic Chatillon, auxquels se seraient adjoints Collon et Cheminade. Sous le terme reportage Fourest fait de l'étiquetage, l'air de dire Nous constatons qu'effectivement il y a un axe rouge-brun. Et puis hop je mets tout le monde dans ma pôche en m'attaquant aux plus connus- et si ils n'ont pas voulu débattre avec elle... comment explique-t-elle le fait que ces derniers (mis à part Meyssan) cherchent à la joindre, elle, plus la présentatrice. De plus le procédé doûteux d'envoyer des équipes de journalistes filmer des lieux de réunions sous des pretextes autres je crains que ça ne joue pas en sa faveur si procès il y a.

 

Je préfère parler de courants alternatifs composés de gens qui ont plus rien à foutre des clivages droite-gauche et disputaillles de maternelles. Dans ces courants il y a du bon et du très mauvais. A chacun de trancher. Et non le onze septembre, le conflit israélo-palestinien, ou les Printemps Arabes qui ont débouché sur des nations divisées entre progréssistes et islamistes radicaux ( paix aux Peuples), ne constituent pas que les thèmes fédérateurs des alternatifs. Des thèmes en veux-tu, en voila: la technologie, la révolution écologique, le lobby pharmaceutique, l'alimentation, l'éducation, ou encore l'Euro ( suivez mon regard). Point d'UPR, de Zeitgeist, d'Indignés, ou de Colibris,car Caroline aurait été mise KO. Ensuite, les alternatifs ne s'entendent pas entre eux. Leurs points de divergences ont aboutis sur des séries de clashs desquels en résultent  des accusations mutuelles de servir le système. Et les alternatifs -encartés ou pas- n'ont pas attendu Sainte-Caroline pour éméttre des critiques acerbes sur quelques uns des personnages cités plus haut.

 

Selon Pascal Bonniface : " La grande force de Caroline Fourest est d’enfourcher des chevaux de bataille largement majoritaires dans l’opinion et plus encore parmi les élites médiatiques. Qui oserait se déclarer contre la laïcité, contre l’égalité entre hommes et femmes, pour la répression des minorités sexuelles ou en faveur de l’antisémitisme ? Ce qui pose problème, ce n’est pas ce que Caroline Fourest défend, c’est la façon dont elle le fait. Régulièrement, elle attribue à ses adversaires des positions, sans doute critiquables mais qui ne sont pas les leurs, ou des faits répréhensibles… inexistants". Dans ses prochains reportages- que je visualiserais si je peux- Fourest va utiliser les mêmes procédés pour donner au spectateur un apperçu sur les mouvances islamistes, identitaires, et ultrasionistes. Des gens vraiment méchants, très méchants.Mais si Mme Le Pen a été vraiment atteinte dans son intégrité quant il est fait mention de circonstances inexactes de la mort d'un parent proche, Mme Le Pen- dont j'apprécie pas les idées- est en droit de porter plainte en tant que citoyenne, et c'est à cause de ce manque d'éthique somme toutes journalistique que de plus en plus de citoyens observent une défiance par rapport à tout ce qui symbolise l'oligarchie...Et qu'ils se tournent vers des formations parfois violentes. C'est à force d'oeuvrer bassement en se plaçant derrière la liberté de la presse, la laïcité, ou la démocratie, qu'on obtient un rejet massif de ses concepts qui n'auraient jamais du échouer entre de mauvaises mains.

 

N'est pas forestier qui veut.

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 19:32

 

 

 

 

 

 

 

   La responsable des ventes s'est mise à hurler derrière le grillage transparent. Enfin on
ne voyait que sa grande bouche tenter de pousser des sons hors de son de giraphe et puis on était des
centaines amassées devant l'entrée de la boutique. Rien a foutre de cette connasse. On était
hystériques car on voulait toutes être les premières pour avoir les premiers articles soldés. Il était six
heures vingt-neuf et quarante-sept secondes, et nous sommes comme des panthéres en cage qui
veulent à tout prix sortir. Nous, on veut entrer pour sortir au plus vite. Nuance.
Le grillage se lêve d'un iota et l'une d'entre nous parvient à exécuter une roulade à
l'Indiana Jones pour se redresser près de la responsable qui lui hurle dessus:
– Non, je suis désolée mais vous retournez de l'autre côté! Qu'elle lui dit, la grande gigasse
Mais quant bien même la responsable a beau protester le store continue de s'élever et
dès lors il n'y a plus de responsable qui tienne, la marée humaine d'hystériques que nous sommes
l'avons projetté contre une étagère remplie d'échantillons et elle est d'abord retombée cul à terre
avant de se plier en boule pour amortir toutes nos paires de chaussures qui sont venus la piétiner en
une fraction de seconde, dont un talon d'escarpin qui est allé se loger dans un oeil et une semelle de
bottines qui lui a écrasé à moitié ses lunettes rondes.
Deux d'entre nous s'écharpent pour un coffret promotionnel comprenant parfums et
eau de toilette, et que je te crêpe le chignon après le coup de griffe qui m'a lacéré la face; durant
qu'une paire d'entre nous heurtent leurs fronts respectifs parce que le T-Shirt à l'enseigne du
magasin ne profitera qu'à une seule et quant elles insistent pour l'avoir chacune pour soi l'article n'a
pu que se déchirer; pommades, crêmes épilatoires ou solaires étalées sur le sol; flacons brisés en
mille morceaux après que nos hordes les ait renversé au fil de leurs gesticulations; pauvres vigiles
mâles qui se retrouvent impuissants et bousculés par des femelles en guerre pour leur bien-êtreavec
effroi ils ont constaté qu'entre une minette de quinze ans et une cougar ayant être leur grandmère
on obtient le même age mental.


Quelques mois plus tard la responsable du magasin a acquis plus de notoriété en
créant sa propre chaine de magasins de prêt-à-porter; il est vrai qu'un oeil de pirate c'est très
vendeur.
Des fois c'est bon d'être victime.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 23:24

Homme-au-Masque-de-Fer.jpg               

 

 

De grands spécialistes autodéclarés se sont lancés dans la croisade contre le néo-complotisme actuel. Le conspirationnisme qu'ils disent. Sont systématiquement souillés des gens qui pratiquent l'adage Borgésien " Ne jamais croire ce que nos yeux voient".  Il y a effectivement des théories délirantes, loufoques, absurdes, ou tellement bêtes qu'il ait des âmes suffisamment débiles pour tomber dans le panneau. Néanmoins, si avant de sortir des fadaises nos chers croisés lisaient un peu leur histoire peut-être constateraient-ils que l'Histoire de France- par exemple- est justement un tissu de conspirations.

 

 

Rares sont les pays qui arrivent vraiment à changer  leurs mentalités, quant bien même ils sont chamboulés par des renversements spectaculaires ( la chine actuelle repose sur des valeurs confucéennes datant de cinq millénaires). Tuer son Roi n'est pas un acte anodin, certes. Seulement les révolutionnaires auteur du régicide ont oublié qu'on ne change pas en claquant des doigts un pays configuré par plus de mille années de royauté. Sous ces monarques se sont globalement " configurés" nos us et coutûmes, et la première qui vient à l'esprit est naturellement celle du Paraître. Or le Paraître c'est une image, et pour que l'image reste il faut la préserver coûte que coûte. Un seul détail pourrait tout changer.

 

Le Paraître c'est l'Officiel. Mais qui dit Officiel dit forcément Officieux, donc " Non-Dits". Traduisez aussi Paraître par Pouvoir. Le Pouvoir c'est de séduire, donc de facto de Paraître.

 

Si on prend la composition d'un chateau on a vite fait de séparer " mentalement parlant" les pièces. Il y'a la ou les salle(s) destinée(s) à accueillir du beau monde, donc ces pièces sont " officielles". Et puis il y'a les autres, comme les couloirs secrets que le personnel domestique doit prendre pour ne pas se faire remarquer ( car chacun sa place) et où les murs recèlent de secrets parfois indicibles. De nos jours, dans certains établissements hôteliers- notamment les chateaux, on ordonne au personnel d'emprunter les passages "officieux". La règle du "chacun sa place" fonctionne aussi dans des structures sociales ou médico-sociales où le personnel est plutôt enclin au gauchisme égalitariste.

 

Le journaliste Serge Bilé vient de sortir un opus sur la Mauresse de Moret, éméttant l'hypothèse que cette religieuse noire serait vraiment la fille de Louis XIV. Or, certains historiens émettent l'hypothèse qu'elle serait né des aventures entre la Reine Marie-Thérèse et Nabo son page originaire du Dahomey ( Nabo est mort quelques jours après, dans des conditions " étranges"). Imagine-t-on le scandale si jamais toute la cour apprenait que le roi ou la reine de France se soit envoyé(e) en l'air avec un partenaire qu'un certain Code considérait comme faisant partie d'une sous-race. Impensable. Tout le monde se serait moqué de lui et le Royaume de France n'aurait pas eu son Paraître. Alors que vaut la vie d'un Nabo, je vous le demande! ( humour, je précise). Mitterand, dernier Roi de France, s'est-il inspiré de Louis XIV pour étouffer l'Affaire Coral?

 

 

Autre grande conspiration règlées dans la discrétion est l'Affaire des Poisons, où des aristocrates furent mélés à une affaire mélant empoisonnement et messes noires ( oui, déjà!). Là par-contre ce fut une Chasse aux Sorcières comme le bon vieux Joseph McCarthy aurait aimé. Pas moins de trente six éxécutions suivront après les confidences de La Voisin, chiromancienne décrite comme le diable en personne  et qui aurait bénéficié de l'appui de Mme de Montespan ( qui aurait fait appel à ses services pour qu'elle lui procure des breuvages perméttant de séduire le Roi à nouveau). Cependant, distinguer le vrai du faux...

 

Sous Louis le Quatorzième s'est produite une autre drôle d'affaire qui donne encore du fil à retordre aux historiens. L'Homme au Masque de Fer. Tout à été fait pour induire en érreur les plus curieux, faisant ainsi épaissir le mystère autour du prisonnier. Aucun de ses geoliers n'a su son véritable nom, sauf M. de Saint-Mars qui était en devoir de le faire tuer si jamais cet homme révélé son nom. Le même Monsieur de Saint-Mars qui était le seul autorisé à voir son visage, car l'on se doute bien qu'aucun être humain ne pourrait supporter continuellement le port d'un masque de fer sans mourir d'asphyxie. Voltaire a lancé la fameuse rumeur du frère jumeau quant d'autres ont supposé qu'il n'était nul autre que Nicolas Fouchet, Molière, ou encore D'Artagnan. De récents travaux ménent sur la piste d'un certain Eustache Dauger. Mais là encore personne ne sait si il s'agirait d'un noble ou d'un serviteur en connaissance d'un secret compromettant.

 

Tout comme saura-t-on un jour qui est le fameux ministre qui s'est fait " poisser" par les autorités marocaines en pleine parties fines avec des mioches?

 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 15:10

 

        
Dans le roman de James Sallis le personnage principal du roman est nommé Le Cascadeur. Dans le film c'est le Driver. Discret, efficace, et taciturne, trois qualités requises pour que vos employeurs vous adoubent du terme " professionnel". Cascadeur le jour quant il ne travaille pas dans le garage miteux de son mentor, et " Conducteur" la nuit pour des malfrats pas très fûtés.
On ne sait pas comment il s'appelle. On sait juste qu'en dehors de ses occupations quotidiennes il est fermé sur lui-même, qu'il erre comme un fantome entre les murs de son appartement. Le chamboulement va se produire via la personne de sa voisine, une belle demoiselle qui éléve seule son enfant. Au début il ne fait que la croiser, la zyeute avec la fascination d'un gamin qui commence à croire aux contes de fées. On se tient à du bonjour. jusqu'au jour où il va devoir lui porter assistance parce que la voiture de cette dernière a rendu l'âme- comme lorsqu'une princesse se retrouve sans moyen de transport et du coup perdue en plein milieu d'une forêt.

 

  Or, si le Driver arrive à nouer avec le gamin une relation forte, il se trouve que le père de ce dernier- un malfrat à la petite sauvette- va refaire surface et replace le film dans son point d'ancrage: la réalité, la vraie. On s'apperçoit aussi que le Driver souffre de troubles autistiques, qu'il est figé même lorsqu'il s'agit de grimer un sourire. Retour qui débouchera ineluctablement sur une série de morts bien sanguinolentes. A partir de là le film accentuera le côté vraiment inquiétant du personnage plus antihéros qu'héros.

 

       
La réalité est une brute. Cette "scène contrastée" nous en dit long sur l'intention déniaisante du film. Dans un conte de fée le preux chevalier se porte au secours d'une dâme au nom d'un amour idyllique et celle-ci l'admire pour avoir tuer l'horrible monstre qui en voulait à sa vie. La princesse est toute conquise, car son cavalier/chevalier/ sauveur. Brut de décoffrage est le récit noir. Son principe est de ramener à la réalité ceux qui s'illusionnent. Réac pour les uns, progréssiste pour les autres, il est anti-idéaliste au possible. Car, au fond, pour tuer le monstre le " chevalier servant"ne va pas faire appel à son bon coeur mais à ses pulsions les plus viles, lesquelles feront de lui un être encore plus "monstrueux" que le monstre en question. Le chevalier suinte la monstruosité, il est un Homme, un pur, un dur, un vrai de vrai.
Nicolas Wending-Refn appartient à l'école Européenne. Depuis quelques années pour des commandes ou des projets Hollywood fait appel aux services de réalisateurs étrangers, ceci parce que la plupart d'entre eux ont à leurs actifs des réalisations plus soignées. Plus esthétisantes. Exemple, on a vite fait la différence entre le travail d'un Christopher Nolan et d'un Joss Whedon. A la manière des Envahisseurs Arabes ces réalisateurs réapprénnent aux américains qu'un film ne consiste pas qu'à divertir de grands enfants. En la matière les Européens restent nettement supérieurs car ils restent toujours convaincus qu'on ne peut avoir de beauté d'image sans des prestations d'interprêtes, alors que les etasuniens ont toujours privilégié la plastique. Les seuls qui talonnent actuellement les Européens sont les Chinois, les Japonais, et quelques cinéastes Africains, quand bien sur on reste dans un cadre assez traditionnel.
Deux mots pour conclure: chef d'oeuvre!
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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 14:00

De-Gaulle-copie-1.jpg

 

" Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas de bons produits, sinon elle est admise sans problème. Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous imposer ses mœurs» Charles de Gaulle, cité par son fils.

 

 

 Rien n'est tout blanc, rien n'est tout noir. Dans cette époque où il est difficile d'avoir des débats posés et sains du fait des oppositions constantes entre groupes de crétins, il est également délicat de décortiquer un discours ou un point précis sans recevoir des volées de bois vert. De Gaulle était un homme traversé par les pré-conçus de son époque. Tout comme Luther, Charlemagne, Moïse, Mahomet, ou Gengis Khan, l'étaient. C'est odieusement stupide de les voir avec nos pensées d'aujourd'hui, comme c'est odieusement stupide de faire des déclarations qui vont s'ensuivre un mode de pensée. Peut-être faudrait-il simplement faire le deuil du Père et passer à autre chose!

 


« Je n’aime pas les youpins. », De Gaulle cité par André Le Troquer.

 

Deux problèmes se posent. Le premier est que toutes ces citations sont " citées" par des proches. Le second est que ces citations ont été- dans l'immense majorité- mises en ligne sur des sites antigaullistes. Les antigaullistes primaires sont légion, en veux-tu en voila. Il y a les imbéciles qui érigeaient jadis l'URSS en pays exemplaire, ou qui étaient simplement des socialistes issus de la bourgeoisie et concepteurs de l'antiracisme décérébrant. De l'autre côté on a les pinioufs Royalistes qui ne pardonnent pas au Général sa " traitrise" vis-à-vis du Comte de Paris, les tenants de l'Algérie Française plus que souvent maréchalistes et concepteurs quant à eux du racisme anti-arabe qui sévit dans nos rues, des antisémites paranoïaques (pléonasme) qui rattachent tout leurs ennemis à ce qu'ils appellent " La grande Juiverie Internationale". Ou, inversément encore, certains mouvements ou figures communautaires qui, via des fanatismes racialisants, vont s'en servir pour mieux bâtir leur versions érronées de l'histoire et édifier ce qui de la petite pensée communautariste revancharde.

 


"Evidemment, lorsque la monarchie ou l’empire réunissait à la France l’Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le Roussillon, la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs, entre Européens, entre chrétiens … Si vous allez dans un douar, vous rencontrerez tout juste un ancien sergent de tirailleurs, parlant mal le français (…) Tous ces bicots se chamaillent. Ils aiment les fusils, ils aiment s’en servir. Ils ont la manie de la fantasia"  

 

De Gaulle était un homme d'état, chose qu'il faut lui reconnaître. Être un homme d'état implique un certain recul. Décider ce n'est pas plaire à tout le monde. Après les hommes d'état peuvent se planter en beauté. Ce sont des hommes comme tout le monde. On les aime, on les hait. Ils nous servent de repères. De Gaulle venait d'une famille profondément chrétienne où on magnifiait à l'excès la Grandeur de la France. De ce culte de l'amour de soi naît indubitablement une fierté raciale. L'orgueil racial mène à la haine raciale, dixit Karl Popper. Le même homme dira " Le patriotisme c'est aimer son pays, le nationalisme c'est détester celui des autres". Car c'est bien humain, voire trop humain, que d'être traversé par des contradictions- de nos jours c'est impensable et ça vous vaut l'étiquette de schizophrène!

 

Quelque part le nombre d'ennemis du Général correspond à peu près à celui détenu par une autre figure charismatique de son temps, Tito ( que d'ailleurs il n'aimait pas parce que communiste). Encore un tort, car Tito avait appuyé son pouvoir en réalisant la fusion des forces contraires, en combinant des valeurs nationales et communistes tout en prenant horreur des petits nationalismes calqués sur la doctrine nazie, du monarchisme, ou du stalinisme menaçant- c'est qu'à cette époque l'opposition n'était pas vraiment constituée de tendres ( tiens ça rappelle la situation actuelle d'un pays du Moyen-Orient).

 

Pour le rapport de De Gaulle à son opposition c'est nettement différent. Les saloperies en Afrique, en Indochine, ou en Algérie, sont plus le fait d'éléments plus Royalistes que le Roi qu'autre chose ( Jacques Focard; en particulier, a du sang sur les mains). Tout comme l'anticommunisme gaullien n'est devenu violent qu'à la fin des années 60, et les agissements du Service d'Action Civique n'ont eu lieu que durant les années 70- soit après la mort du Général.


"Les Arabes, ce n’est rien. Jamais on n’a vu des Arabes construire des routes, des barrages, des usines» « Ce sont d’habiles politiques. Ils sont habiles comme des mendiant »

 

 

 

« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées!» 

 

Le néo-gaullisme de beaucoup ne se limite qu'au térritoire hexagônal. Or, outre nos Dom-Tom et notre Corse considérés à tort comme des térritoires secondaires, la France oublie d'exploiter son potentiel Francophone. Au contraire des Britaniques qui ont compris l'intérêt qu'il y avait à préserver des relations avec leurs anciennes colonies au sein du Commonwealth. Le Commonwealth compte exactement cinquante-quatre états membres, un équivalent francophone en compterait soixante-dix sept. Car vous l'aurez compris le néo-gaullisme d'aujourd'hui aboie son aspect identitaire et petit conservateur, mais oublie qu'il faut avoir des épaules solides pour porter une Croix de Lorraine.

 


« Vous savez cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux: il y a des nègres à l’Elysée, tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. … Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous m’entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que, cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur: on ne voit que dès nègres, tous les jours, à l’Elysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt» 

 

Et bien non! Nègre vous m'appelez et bien oui, nègre je suis. N'allez pas le répêter, mais le Nègre vous emmerde! Lui  répondrait Aimé Césaire.

 


 


 

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